Le studio Dimps, responsable des Budokai, prépare maintenant depuis trois ans ce nouveau volet de la série. On se retrouve donc face à un titre ayant les mêmes mécaniques que les volets précédents, à savoir un jeu de combat traditionnel au plan de vue horizontal et aux commandes simplistes. Le studio semble s’être fort concentré sur la réalisation technique en tirant parti des différentes évolutions technologiques dans le but de nous offrir un titre le plus proche possible de l’anime. Chose que l’on constatera incontestablement être le cas.
Mais la franchise ayant été un véritable succès marketing lors de la génération précédente, le renouveau graphique offert par les next-gen nous suffira-t’il, l’expérience acquise lors de la réalisation des derniers épisodes a-t’elle été utilisée à bon escient ? A-t’on à nouveau droit au syndrôme Budokai, à savoir un contenu limité à premier abord dans le but de mieux vendre des potentielles (et certaines) suites ? Peut-être bien que oui... mais... voyons tout cela de plus près.
Modes de Jeu
Le titre propose les différents modes de jeu habituels à savoir le mode Histoire (Chroniques Z), Versus, Epreuve, Didacticiel et Entraînement. La grande nouveauté c’est le Mode Online qui vous permettra comme son nom l’indique de combattre des adversaires en-ligne. Chose qui fonctionne fort bien avec très peu de lag pour autant que votre adversaire ne soit pas trop éloigné géographiquement de vous. Pour ce qui est du reste, le mode didacticiel vous proposera en plusieurs étapes d’apprendre les basiques du gameplay afin d’en savourer les subtilités. Tandis que le mode Epreuve vous proposera différents challenges tels que le Survival à savoir survivre aux combats d’une suite de personnages étant de plus en plus forts les après les autres ; le Time Attack vous invitera à vaincre vos adversaires dans un temps le plus bref possible ; alors que le Battle Point vous proposera de vaincre vos adversaires tout en gagnant un maximum de points. En bref, très classique mais octroiera au jeu un durée de vie assez conséquente si l’on s’en donne la peine.
Gameplay
Entrons maintenant dans le vif du sujet avec le gameplay. Etant une suite aux Budokai, on se retrouve à nouveau dans un jeu de combat avec vue latérale. Les habitués aux Budokai ne seront pas dépaysé étant donné que Burst Limit en reprend les spécificités. Toutes les manipulations selon les différents personnages sont donc exactement les mêmes, avec bien-entendu des attaques différentes selon les enchaînements réalisés, ce qui permettra une prise en main aisée dès les premiers instants de jeu et ce pour chaque personnage. Là où ça devient intéressant, c’est lors de l’utilisation des fameux cancel qui permettent de passer d’attaques en attaques sans temps-morts et permettant ainsi d’enchaîner des combos. Combos qui seront bien évidemment différents selon les personnages et qui donneront ainsi tout leur intérêt à ce jeu au niveau gameplay lui octroyant ainsi une durée de vie assez conséquente.
Nouvelle approche qui marque sa différence avec le passé, il n’est plus possible de recharger son aura comme c’était le cas auparavant. La barre d’aura est toujours là, son niveau vous permettant ou non de d’exécuter certaines attaques, mais elle se recharge désormais toute seule petit à petit et selon les attaques de votre adversaire. Lorsqu’elle sera pleine, vous aurez la possibilité de vous transformer ou encore de perdre votre transformation si vous prenez trop de dégâts et qu’elle n’a plus un niveau suffisant pour que vous puissiez conserver la transformation.
On ne pourra pas contre qu’être déçu du nombre minime de stages, Burst Limit n’en proposant que cinq... Malgré le fait qu’ils soit vastes et impressionnants... C’est tout simplement scandaleux... Le niveau remonte un peu lorsqu’on se rend compte que chaque stage est destructible lors de l’utilisation d’attaques particulières, et nous offrant ainsi une démonstration des dégâts infligés par nos héros sur les décors ne devenant que cendres et laves... Les personnages auront également accès à un zone supérieure dans chaque stage, à l’image de notre bon vieu Dragon Ball Z : Hyper Dimension sur Super Nes, où les personnages sont transportés à une sphère supérieure du champs de combat. Encore une fois, déception car il s’agira du même espace de combat, à savoir l’Espace et où l’on pourra entrevoir la Salle de l’Esprit et du Temps. Faudra par contre m’expliquer ce qu’elle fout dans l’espace... M’enfin, l’idée est là on dira... mouè, mais dans dans la pratique on snen sera que d’avantage sceptique quant au contenu proposé dans le jeu.
Le jeu propose en tout et pour tout 21 personnages tous jouables et débloquables au fil de l’aventure, retraçant les débuts de Dragon Ball Z jusqu’à la saga Cell comprise, avec en bonus les sagas parallèles de Badack et Broly. Bien qu’offrant un nombre vraiment léger de personnages, les développeurs ont misé avant tout sur leur éventail d’attaques et d’enchaînements ; proposant ainsi des personnages tous uniques et ayant chacun leurs spécificités au niveau du gameplay. Chose qui pourra sans aucun doute en déplaire à bons nombres de joueurs mais offrant l’avantage de ne pas se retrouver avec une série de personnages clônes ayant exactement les mêmes attaques, leur seule différence étant l’apparence du personnage... On se retrouve donc avec un jeu qui n’a plus seulement l’air d’un jeu de combat mais qui au contraire en propose réellement le contenu, à savoir d’offrir bel-et-bien un équilibre conséquent entre les différents personnages et surtout toutes les subtilités nécessaires à un jeu de combat qui se veut d’offrir un gameplay un minimum sérieux... Sans pour autant en faire un cador du genre, la série est sur la bonne voie.
Graphismes
Autant le dire directement, les graphismes sont carrément époustouflants. Jamais aucun jeu Dragon Ball Z n’a été aussi proche du rendu de l’anime. Ils sont tels qu’on se croirait tout droit plongé dans l’aventure, à la seule différence que le seul et unique acteur n’est tout autre que le joueur. L’animation des personnages et le souci du détail dans leur réalisation est tout simplement magnifique. Malgré le nombre peu élevé de personnages, on n’en sera que bluffé par l’exécution de leurs attaques toutes plus réussies les unes que les autres.
Les combats sont ponctués de scènes cinématiques nous rappelant à merveille l’anime, tant leur mise en scène est réussie. La transformation de Sangoku en Super Guerrier par exemple vous donnera la chair de poule tant cette scène est magnifiquement bien retransmise. Réellement un des meilleurs points du jeu, une mise en scène sans faille et on ne peut plus fidèle à l’anime.
En combat Versus, c’est-à-dire à deux joueurs, il vous sera proposé de choisir des cinématiques qui ponctueront vos combats et qui pour certaines vous permettront d’avoir de l’aide d’un compagnon. Malgré que l’idée soit intéressante, certaines cinématiques touchent parfois bien plus du ridicule qu’autre chose et on aurait bien aimé avoir la possibilité de pouvoir désactiver cette option... Dommage.
Certains s’y attendaient probablement et pourtant, les vêtements des personnages ne sont pas dégradables au fil des combats et des coups portés. M’enfin faut pas charier, je pense pas que le déshabillage de nos héros intéresse qui que ce soit.. enfin je l’espère... Les tenues de combats sont vraiment bien réussies, et si l’on espérait retrouver un Sangoku contre Freezer ou un Sangohan contre Cell à la mesure de leur combat dans l’anime, personne ne sera déçu en constatant que leurs tenues évoluent par le biais des cinématiques et que leurs combats sont bel-et-bien parfaitement fidèles à leur mise en scène d’antan.
Petit bémol, mais on devait s’y attendre, les artworks n’étant pas été dessinés par Akira Toriyama, leur réalisation laisse parfois à désirer. Allant du bon au très mauvais, il faudra parfois résister le passage obligé au WC du coin... même si au final c’est passable dans l’ensemble.
Musiques
Et bien bordel, quant aura-t’on droit aux bonnes vielles musiques de l’anime sans avoir à se procurer les versions japonaises ? Eh bah, c’est en tout cas pas pour aujourd’hui ! Malgré tout, on se consolera en constatant que les musiques ne sont pas si mal que ça dans l’ensemble et que surtout le compositeur original à participer à la bande son du jeu ! Et oui, cette fois-ci Kenji Yamamoto est de la partie ! ^^ Le thème principal du jeu est lui-même chanté par Hironobu Kageyama que l’on retrouve dans des morceaux tels que "We Gotta Powa" et "Cha-la Head-Cha-la" de l’anime ! Bref, malgré tout, ces deux maîtres de la musique de Dragon Ball Z nous rappellent leur bon savoir-faire et l’on ne peut que s’en réjouir. Les combats étant enfin ponctuées de musiques valables et ne nous incitant pas à nous boucher les tympans de ces horreurs qu’on aura dû supporter trop longtemps...
En ce qui concerne les voix, vous aurez le plaisir de constater que les voix japonaises sont disponibles ! Et oui ! Et ça change toute la donne pour les fans, les vrais, qui n’adhèrent pas toujours aux interprétations des doubleurs américains.
Conclusion
En bref, Dragon Ball Z : Burst Limit nous procure un jeu de combat comme il se faut dans une présentation dotée de graphismes et d’une mise-en-scène exemplaire.
Là où le bât blesse, c’est lorsque l’on constate le nombre insignifiant de stages mais surtout de personnages disponibles comparé au dernier opus. En tout et pour tout, uniquement 21 personnages disponibles. Que s’est-il passé alors qu’on sait que Dragon Ball Z : Budokai 3 en proposait pas moins de 42, à savoir deux fois plus ?! S’agit-il à nouveau d’une manoeuvre marketing dans le but de pouvoir proposer des suites à ce Burst Limit ? Probablement, on pourra même dire que ça ne fait aucun doute. Mais si c’est le cas, quel est l’intérêt de ce jeu et pourquoi ne pas attendre la fortement potentielle suite ? Et bien, la réponse se trouve dans le gameplay qui offre enfin les éléments qu’on retrouvera dans un vrai jeu de combat, à savoir des personnages bien équilibrés entre-eux et ayant chacun à leur disposition une panoplie de coups et de combos uniques, permettant ainsi des combats toujours plus intéressants et une durée de vie consistante.. en attendant le prochain opus tout au moins.